Cette opération de thermographie aérienne s’inscrit dans une politique de développement durable.
Le 13 décembre 2007, un hélicoptère a survolé le territoire d’Illzach, de nuit par temps froid et sec. Une caméra thermique embarquée a mesuré la température moyenne des toits, afin d’en déduire la déperdition (30% de la déperdition thermique d’un bâtiment se fait par le toit) pour déterminer des niveaux de déperdition répartis en 6 classes représentées par 6 couleurs allant :
- du bleu : déperdition nulle ou non perceptible (habitation très bien isolée ou pas chauffée – toit en métal).
- au rouge et violet : déperdition excessive (habitation très mal isolée ou surchauffée).
Le jaune représentant la valeur médiane et moyenne de tous les toits d’Illzach.
En fait, la thermographie aérienne fournit une indication de la déperdition du bâtiment et permet d’alerter sur les zones sensibles.
Ainsi, les images thermiques enregistrées dans l’hélicoptère sont ensuite analysées pour déterminer bâtiment par bâtiment le niveau de déperdition thermique et réaliser des cartes thermiques.
Ces dernières sont une représentation graphique sur le cadastre de ce niveau de déperdition (une couleur a été attribuée à chaque bâtiment indiquant la déperdition de chaleur – et permet d’en déduire la qualité de l’isolation d’un bâtiment).
LES CARTES THERMIQUES SONT CONSULTABLES SUR LE SITE : http://illzach.thermocarte.fr/
Néanmoins les données enregistrées sont à nuancer selon :
- la nature du chauffage : si un établissement n’est pas chauffé, les données seront faussées car cet établissement apparaîtra comme étant très bien isolé puisque présentant une très faible déperdition thermique.
- les revêtements de toitures spécifiques : les déperditions ne sont pas perceptibles sur les toitures métalliques.
- l’environnement : végétation, ou sources de chaleur externes : exemple : un garage non chauffé pourrait apparaître en orange ou rouge, correspondant à la température du sol (pas de rupture de pont thermique).